mercredi 18 juin 2014

SMOUROUTE PRIX LAURENT TERZIEFF à CINÉPOÈME EN JUIN 2014!!!



Notre grande joie à partager avec vous!

Palmares de Ciné Poème 2014

CULTURE

"Smouroute, va à la cuisine" de Nathalie Guen, Sylvie Durbec et Corentin Berger remporte le Prix Laurent Terzieff de Ciné Poème.

Ciné Poème 2014 c'est fini ! Les organisateurs du festival ont tenu à remercier via les réseaux sociaux le public et les équipes des films en compétition pour leur présence et leur enthousiasme. Un beau palmarès pour clôturer cette troisième édition :
Prix Laurent Terzieff
"Smouroute, va à la cuisine" 
de Nathalie Guen, Sylvie Durbec et Corentin Berger
« Smouroute, va à la cuisine ! » c'est l'histoire d'un chat, même pas de langue à donner. Il miaulait en polonais, on ne comprenait rien à ce qu'il disait. Un jour il s'est pris pour un lapsus, a avalé sa langue, sa langue de chat qu'on ne donnera pas...

mercredi 11 juin 2014

Mieux taire, Armand Dupuy, parler poème, écrire peinture, Aaron Clarke

Nous avons reçu samedi 7 juin le poète Armand Dupuy et le peintre Aaron Clarke.
Inutile de dire que ce furent moments passionnants. En partie grâce à eux, bien entendu.
Eux, lui.
Comprend qui peut.
Ecritures jumelles.
Peintures dédoublées.
Être double est à la fois bonheur et inquiétude, entre la table d'écriture et l'atelier.
L'artiste et poète a su nous parler de ses interrogations et Yann Miralles a su aussi donner à entendre une lecture très fine de l'oeuvre d'Armand Dupuy.
Quant à Aaron Clarke, son travail et sa générosité nous ont touchés.
L'exposition était belle et la grange toute parée des peintures d'Aaron semblait plus grande. Vaste ouverture où d'étranges animaux courent en tous sens.
Les personnes présentes, trop rares, sont reparties avec une oeuvre sous le bras! Merci au peintre.
Et sur le mur de la tour s'enroulent encore les animaux d'Aaron.


Ce qui pose question, outre la dualité peintre-poète, c'est l'acharnement inquiet des deux, leur insatisfaction et en même temps l'accomplissement parallèle d'une oeuvre jumelle.
De l'une à l'autre, le même chemin se trace, comme dans la maison, le chemin qui mène à l'atelier et ramène aux pièces où vit la famille.
Depuis La tête pas vite, aux éditions Potentille, jusqu'à Mieux taire, un creusement de la langue a lieu.
Comme dans la toile, qu'elle soit sur chassis ou bâche, un recouvrement et en même temps, un désir de répéter jusqu'à enfin trouver l'arrêt, ce qui ne signifie pour A.C un état de satisfaction, mais plus simplement, d'achèvement.
Mieux taire aux éditions Aencrages parle de la peinture dans le poème et une citation de Bram van Velde accompagne à la fois le beau travail de Jean-Michel Marchetti et celui du poète A.D.
 "Quand je vais vers la toile, je rencontre le silence."
Pour finir lire et relire Armand Dupuy pour ne pas céder au découragement.
Celui, par exemple, éprouvé devant si peu de personnes venues l'écouter samedi. Public de poètes, certes, mais où sont les autres?
Si les choses sont ainsi, allons-nous baisser les bras?
Amis de la Petite Librairie, où êtes-vous en ces temps brûlants?

 avec Rilke

On berce et pleure dans ses pelures, son tou-
jours plus petit dedans - l'oreille muette
est l'autre nom du blanc, juste un
oiseau rentré. J'attends ce qui viendra
mais le jour peine aux fenêtres, même 
se plie. Tout me laisse plus seul ici.

Armand Dupuy, mieux taire, Aencrages & co






mardi 27 mai 2014

Samedi 7 juin à Boulbon: un poète et un peintre à la Petite Librairie !

N'oubliez pas de bien commencer le long ouiquinde qui vient en venant écouter/voir la poésie et la peinture!




"On sait dans quel embarras la couleur a plongé les philosophes.Elle n’a pas d’existence séparée. Toujours elle est adhérente ou consubstantielle à un objet. Mais elle possède, malgré sa dépendance, un pouvoir suggestif propre qui peut contredire à celui de l’objet.

Aaron Clarke franchit le pas suivant. Il inverse le rapport et tire des objets de la couleur. Comment s’y prend-il ? C’est son affaire. Quelle intuition le meut, guide sa main, il se pourrait qu’il n’en sache rien et c’est sans importance. « L’art, écrivait le vieil Emile Durkheim, à un siècle d’ici, est une pratique pure, sans théorie. »
La concomitance de certains faits avec certaines couleurs a chargé celles-ci d’échos qui s’ajoutent à leur valeur constitutionnelle, intensité du rouge, ambiguïté du jaune... Aaron Clarke porte d’énergiques coups de pinceau sur la toile ou le papier. Le vert, lorsqu’il prédomine, marié au blanc, sans autre précision, convoque la fraîcheur du monde, avril avec ses feuilles neuves et ses fleurs, la mer émeraude, écumeuse, le paradis des amours enfantins... Le marron, c’est l’opposé, l’âge, la fatigue, le crépuscule, la mélancolie et le déclin, novembre...

Le monde a des couleurs mais les couleurs contiennent des mondes. Leur nombre est sans doute infini, la tâche aussi décourageante qu’exaltante. Aaron Clarke y travaille." (P.Bergounioux)

jeudi 22 mai 2014

Armand Dupuy et Aaron Clarke le 7 juin à la Petite Librairie des champs, à Boulbon

Vernissage 17.30
Lecture/rencontre 18 heures
Projections 19.30

Grand bonheur que cette rencontre avec Armand et Aaron qu'animeront le poète Yann Miralles et Sylvie Durbec

Un paysage – un passage serré, peut-être, ou
rien. Les verte bougent seuls dans leur noir, on
s'accumule dans les épaules, la maison s'enfonce.
La neige un peu bâtarde, les murs et ce morceau-là,
(une façade, le silence) ce trajet court d'une main
vers l'autre. Quelque chose se ferme en blanc, 
un blanc sale, on ne l'atteint pas. On rame triste
dans les combles, on pousse un peu la poussière,
les torchons, les journaux, les pots, les couleurs
soupe négligée – ce qui s'ajoute au blanc cède.
On pourrait dire l'ignorance est un doigt, on touche
avec. On met toute sa tête dans le geste : on dévale.

Par mottes froides, p. 15.

Armand Dupuy

oeuvre d'Aaron Clarke




J’aime penser que monter et descendre ont un sens pour le travail. Sans doute est-ce idiot, mais je suis à peu près persuadé qu’il me serait assez différent d’avoir un atelier de plain-pied, ou hors de la maison, ou à la cave (s’il y en avait une.)
*
Ce travail avec les bêtes n’est pas opposé à ce que j’ai peint ces derniers mois. On pourrait décrire le travail sur les tableaux précédents par l’enchaînement suivant : incertitude quant au « résultat », vitesse d’exécution, errance brève dans l’inconnu, « saisissement » du regard, travail achevé. Avec les bêtes, on pourrait dire : certitude quant au résultat (la forme est répétée d’un bord à l’autre), errance lente dans le connu (ou tout au moins le prévisible), travail achevé, « saisissement » du regard.
Bien que l’aspect formel soit différent, il faut bien constater que vitesse et lenteur produisent à peu près les mêmes effets. Ce qui se vit est identique : une forme d’errance. Ce qui se vit procède du même besoin : attendre que quelque chose se passe / paraisse. (apparition soudaine dans le brassage de matière / apparition dans le papillonnement de la multiplicité )
*
Ce travail a quelque chose d’idiot. Ces tableaux pourraient tout aussi bien faire un motif pour le papier peint d’une chambre d’enfant. Quelque chose de léger qui dénote avec le reste, peut-être. Mais ça n’a pas vraiment d’importance... même si cet écart m’interroge. Disons que l’usage que j’en fais vaut sans doute plus que ce qu’on en voit..
Frustrant, tout de même, que cet usage se dissolve dans l’apparence finale.

« Notes d'atelier » (Aaron Clarke) sur tessons.net


mardi 15 avril 2014

Lectures à la cave! A Montfrin avec poètes et éditeurs!




Samedi 3 Mai 2014 
Lectures à boire 




La Cave Intercommunale de Montfrin 
vous  invite à une rencontre-dégustation, 
aux  pieds du célèbre mammouth 
avec des éditions artisanales et des écrivains 
Atelier du Gué – Atelier des Grames – Atelier du Hanneton – 
Éditions Propos2 – Éditions Jacques Brémond 
Et les écrivains  Sylvie Durbec, Sandrine Cnudde, Claude Held, 
Michaël Glück, Yann Mirallès, Benoist Magnat, Jean Clair 
Bonnel, Rémy Chechetto … 
10h/19h      Entrée et dégustation gratuites 
Cave des Vignerons – 525, route de la Gare – 30490 Montfrin 
04.66.57.53.63

lundi 14 avril 2014

L'ami et poète Pierre Autin-Grenier s'en est allé le samedi 12 avril et ne reviendra plus lire à Boulbon





Nous l'avions reçu en compagnie de Therry Guichard à la Petite librairie des champs et ce fut un grand 



moment. Il y est revenu d'ailleurs et chaque fois ce fut une fête!


"Ainsi, rien dans les mains rien dans les poches, avec simplement ces quelques cailloux du bord du

 chemin au creux des poings tenus serrés à n’en certes pas faire une montagne, quand même je me suis 

acquis de cette façon la faculté de tenir tête aux traquenards du quotidien, résister aussi à l’oppression 

de cette société de termites et aux tristes obsessions de ses mercantis, pareillement renvoyer dans les 

cordes la clique des beaufs et charognards de toutes engeances qui, sous le drolatique prétexte que 

j’aurais des comptes à leur rendre ou selon leur bile mal à propos échauffée, en viennent à l’excès à me 

chercher chicane prenant malin plaisir à s’inventer quelque vieille querelle de clan, de mafia ou de 

famille toujours propice à ferrailler."



Pierre Autin-Grenier, Friterie - Bar Brunetti.