jeudi 23 avril 2015

Bientôt une nouvelle rencontre à La petite Librairie: 31 mai! date à retenir




La Petite Librairie des Champs poursuit ses rencontres autour de l'écriture et de l'expression plastique et entame sa septième année d'existence avec énergie et enthousiasme!
Beaucoup d'événements cette année!
soirée poésie polonaise et syrienne Isabelle Macor

Saleh Diab lisant
Et nous nous retrouverons dimanche 31 mai avec quatre poètes dont l'un venu de Bretagne, François Rannou, et trois poètes de la région, Yann Mirallès, Estelle Fenzy et Olivier Bastide.
Petit récapitulatif d'une année bien remplie: 
La rencontre des 20 et 21 septembre s'est faite autour des éditions Po&Psy et de sa responsable Danièle Faugeras qui publie de la poésie grecque, italienne, japonaise, persane et française.

Nous nous sommes retrouvés ensuite le 8 et 9 novembre et avons accueilli, poètes ( Rémy Checchetto, Jean De Breyne, Guillaume Boppe, Nathalie Guen, Jean-Clair Bonnel) 
et éditeurs du Sud de la France, Jacques Brémond, Caroline Gérard pour Cousumain. A cette occasion, le beau Festival Paroles indigo d'Arles est venu fêter son dernier jour avec nous en compagnie d'élus de la ville de Tarascon. Affluence nombreuse et joyeuse!
La poète Marie Huot

l'éditeur Jacques Brémond

Le 7 décembre nous accueillions l'éditeur et poète Yves Artuffel et ses amis, ainsi que l'écrivain marseillais Guy Robert. Encore une très belle soirée!
Le 7 février nous avons fêté le poète Bernard Vargaftig en compagnie de sa veuve et des ses nombreux amis, poètes, artistes et éditeurs, pour certains venus de loin.
Journée et soirée fort émouvante et riche avec la projection du film réalisé par la fille de l'artiste, "Dans les jardins de mon père"!
Nous avons aussi rencontré un poète syrien, Saleh Diab et une traductrice du polonais, Isabelle Macor.
Le 28 et 29 mars, ce fut autour de l'oeuvre de Monique Domergue et de son intérêt pour l'Arménie que nous nous sommes retrouvés, en compagnie de ses éditeurs jacques Brémond et Stéphane Landois de l'atelier du Hanneton. Nous avons également pu voir des oeuvres du sculpteur Jean-Paul Domergue.
En octobre 2015 nous fêterons notre septième année achevée et ce sera l'occasion de démarrer le début de la huitième et de faire encore de belles découvertes!

mercredi 25 mars 2015

Lectures de Monique Domergue, expos le 28 et 29 mars à Boulbon et le ouiquinde suivant à Cadenet!

Ne pas oublier la belle exposition de Jean-Paul Domergue à la Petite Librairie des Champs samedi 28 et dimanche 29 mars à La petite librairie de Boulbon, à partir de 18 heures avec une lecture du poète Monique Domergue,

mais aussi

l'exposition de Georges Stolf dans la chapelle ste Anne de Boulbon avec une lecture de Monique Domergue sur le parvis à 11.30,

oiseau de Georges Stolf


sans oublier le salon de la Petite Édition de Cadenet qui se tient le ouiquinde suivant, samedi 2 et dimanche 3 en présence de nombreux auteurs et éditeurs, Le Dessert de Lune, Jacques Brémond, Cousumain, Al Manar etc...

et où sera présent Smouroute et Nathalie Guen, ainsi que SD, expositions à la Médiathèque et sur le salon!

un mur de l'expo à Cadenet

dimanche 15 mars 2015

programme du 28 et 29 mars à la Petite Librairie des champs de Boulbon


"les "bas quartiers" furent notre chance
tous entassés, tous mélangés
compagnons de misère ou d'exil
tous français tellement
tous ces cœurs-là venus d'ailleurs
italiens, espagnols, gitans
grecs ou polonais..."


oeuvre de JP Domergue


Le samedi 28  et le dimanche 29 mars
la Petite Librairie accueillera Monique et Jean-Paul Domergue
ainsi que les éditeurs Stéphane Landois et Jacques Brémond.
Monique Domergue est poète et Jean-Paul sculpteur.
Nous pourrons voir et entendre leurs oeuvres.

oeuvre de JP Domergue

Samedi 28 mars:

À 17 heures: ouverture de la Petite Librairie et visite de l'exposition de Jean-Paul Domergue.

À 18 heures lecture d'extraits des dernières publications de Monique Domergue à l'Atelier du Hanneton et chez Jacques Brémond ( PROPOS DE VIEILLES FEMMES,  LE SIECLE S'EFFONDRE  éd . Jacques Brémond, SI TU VEUX VIVRE AVANCE,  et MOI, MON FOULARD »  Atelier du Hanneton 

À 19 heures apéro partagé.

Dimanche 29 mars

À 11 h 30 au village, sur le parvis de l'espace culturel Ste ANNE où seront visibles les oeuvres de Georges Stolf, lecture de Monique Domergue.

À 15.30 à la petite Librairie, lecture et présentation du livre de Monique Domergue  publié aux éditions du Hanneton:
SI TU VEUX VIVRE AVANCE
par Monique Domergue
Texte bilingue Français & Arménien, traduction Karine Grange Goussian
Avec CD texte & musique arménienne.

En 2008, naît le projet du livre Si tu veux vivre avance sur la communauté arménienne de la vallée du Rhône.
Texte poétique et témoignage. Monique Domergue, l'auteure est invitée en Arménie afin de faire travailler
les petits arméniens à partir du livre. Un film retrace cette aventure.



Le 28 et 29 mars Monique et Jean-Paul Domergue à Boulbon, poète et sculpteur.


 Monique DOMERGUE est poète. 




Née le 24 avril 1947 en Savoie,  elle reste liée au milieu rural dont elle est issue. Son enfance la rattache à la terre (père agriculteur) et aux mots (mère institutrice). Elle vit dans la Drôme avec le sculpteur J-P Domergue. 
Leurs quatre fils sont musiciens.

       Animation d’ émissions poétiques « Des mots dans l’air »  sur radio locale etd’ateliers d’écriture dans des classes , médiathèques , comités d’entreprises,  prison de Valence, faculté des lettres et depuis 2002  à la « Poudrière»,  école du Film d’Animation de Valence . Participation à de nombreuses rencontres et lectures publiques (en particulier à Romans avec Mouloudji en 92, etAndrée Chedid en 93 )

.
       «  PROPOS DE VIEILLES FEMMES »    éd. Jacques Bremond  1992
       «  Les mots , l’émoi »  ouvrage collectif vendu au profit d’Amnesty , 1994 ;
       «  Multiples Ailleurs »  collectif , Union des Ecrivains de Grenoble  1994
       « Noires et Blanches » avec Eric Maulavé photographe  1999
       « Partitions » ouvrage collectif . Union des Ecrivains de Grenoble  1999.
       « 50 visages au lever le matin » avec Sylvie Planche ( plasticienne ) en 1999 .
       « LE SIECLE S'EFFONDRE»  éd . Jacques Brémond,2000 .
       « POUR NOUS CE JOUR » éd.  Petits Classiques du Grand Pirate  Mai 2005 .
       « 111 poètes d’aujourd’hui en Rhône-Alpes » édit. Le temps des cerises 2005
       « JE SUIS CARRE » éditions Jacques Brémond . 2006
       « SI TU VEUX VIVRE AVANCE »  Atelier du Hanneton  2008
       «  MOI, MON FOULARD »  Atelier du Hanneton  2010
       « 7 femmes citoyennes » film documentaire de 20 mn, commandé en 2013 par la CIMADE  avec les vidéastes Badr El Hammami et Maxime Deminière
.    « Histoire- papier » , livre collectif – Atelier du Hanneton- déc. 2015
.    Participation à la revue « Bacchanales » N° 51, déc. 2015



Jean Paul DOMERGUE est sculpteur




                  Je suis  un assembleur. 

                 Assembler c'est ajuster, travail de mémoire et d'attention. Tenter de faire vivre ensemble des matériaux différents,  des forces contradictoires,  le mouvement avec le statique,  le vide avec le plein,  le tenon avec la mortaise,  la précision mathématique avec le chaos originel,  les tensions collectives avec l'histoire de chacun,  la sève de l'arbre avec le tronc coupé …

                 Assembler ,  c'est chercher dans cet ajustement , à apprivoiser l'énergie, contenue ou déployée,  matière lumineuse ou sonore,   avec un matériau organique,  aussi pesant,  aussi archaïque,  aussi peu « réfléchissant » que le bois …

                 Assembler , façon d' inscrire l'espace.
                                                                                                       JP DOMERGUE       -2012-

lundi 2 février 2015

Tant de lumière dans le péril/Bernard Vargaftig samedi 7 février à Boulbon

Je n'aime que la différence
Je tombe entre la buse et moi
Un cri m'arrache à la dispersion
L'aveu me retrouve

La suite odorante
Les escarpements et un cri
Où comme
Combien les peurs sont insatiables

Trop de clarté sur la rocaille
La descente dont l'écho s'immobilise
Une image que le vent a perdue
J'abandonne le fracas

Tu me fais fuir l'épouvante
J'écoute aveuglé j'écoute
La vitesse par bribes
L'espacement me reconnaît

dimanche 1 février 2015

Jean-Gabriel Cosculluella: A Bernard Vargaftig


Nuidité de l'oubli 
à Bernard Vargaftig 

Nul ne meurt si pauvre qu’il ne laisse quelque 
chose 
Blaise Cendrars 
Un même silence 
Bernard Vargaftig 

L'oubli reste au présent. Tu écris sous l'oubli, même si tu ne le nommes pas à tout bout de chant. Tu 
sais, je le sais, il y a trop de mots encore, pour cela l'oubli nous reste au présent. Les mots 
n'achèvent pas l'oubli, ils le portent au présent, à présent dans l'immédiat. 
L'immédiat de ton visage absent. Il y a l'obstination de tes mots, leur silence, la respiration de leur 
nuit, de leur jour, de leur nuit. Il y a un souffle dans tes phrases souvent brèves, serrées, resserrées, 
tu retiens ton souffle  dans la nuit, dans le jour, dans la nuit, il y a le bout du chant. Tu retiens ton 
souffle derrière la maison des mots, dans la pente, vers le chant. Les lucioles ne disparaissent pas 
tout à fait. Tu gardes ta peur d'enfant dans le vertige de la nuit, du jour et de la nuit échappés, toi- 
même échappé de la nuit et du jour, jamais trop loin de la disparition. L'oubli, c'est oublier et ne pas 
oublier, tu creuses un mot puis un autre, dans l'immédiat qui te reste et nous reste, pour le dire. Tu 
regardes  les lucioles, nous, tu gardes  ton impatience dans le présent, nous. Nous, tes mots, noués. 
Si pauvres qu'ils ne gardent quelque lumière. Dans un même silence. 
Espace la clarté en pente (1) 
Des mots qui tirent leur force 
d'une menace serrée (2) 
Pour un mot, un seul, puis un autre, seul, non seuls, pour une luciole, pour la lumière de quelque 
luciole, dans le monde qui nous tient et comment y tenir ?, puis d'une autre luciole, tu gardes ton 
impatience, nous, pour lire écrire dans le présent. Dans un même silence, toujours. Dans un même 
manque. Si pauvres d'un mot, d'une luciole, de leur nuidité, c'est à la lettre, avec toi, nous faisons nu 
avec le monde, avec rien, avec rien d'autre, avec le rien et son rien d'autre (3). D'un mot, nous 
allons vers un autre. D'une luciole, vers une autre. Comment ne pas reprendre tes mots, dans 
l'immédiat: nous nous inclinons vers le monde, le monde, à distance nue, dans les soulèvements, 
dans un craquement d'ombre, comme respirer, trembler comme le souffle tremble, de face, lumière 
qui siffe, de face (1) 
La nuit bouge. Le jour bouge. Une poignée de terre dans chaque mot, une poignée de terre sous 
chaque luciole. Là où le fini et l'infini se rejoignaient (4). Là où le fini et l'infini maintenant se 
rejoignent.
A nu, dans la lumière. Ici même ou même ailleurs, il nous faut résister aux mêmes. N'est jamais 
comme ton mot, n'est jamais comme ta phrase, haletants, précipités, si pauvres qu'ils ne gardent un 
mot: lumière. Tout en silence. Pourquoi y bat ton mot ? Lumière. Est la nuit. Est le jour. Est la nuit. 
Lumière. Si pauvre qu'il ne garde quelque luciole dans la nuidité de l'oubli. 
Jean Gabriel Cosculluela 
© jean gabriel cosculluela, 25 janvier – 2 février  2015 
(1) Bernard Vargaftig 
(2) Alain Veinstein 
(3) Roger Munier 
(4) Thomas Bernhardt

vendredi 30 janvier 2015

7 février à la Petite Librairie: hommage à Bernard Vargaftig en présence de nombreux poètes et amis


Deux poèmes de Régis Lefort en hommage à Bernard Vargaftig



25 février 2009 – 10h34 / 11h32

À l’effacement
La présence survenue
Du versement de la nuit
Se donne l’altérité

Dès que serre la mort
Le soulèvement rejoint
Où la terre fait des plis
Jusqu’à l’arbre de Judée

La remontée du canal
Précipite vers le jour
La rencontre à l’inouï
Dont le ciel roux éclaire les eaux

25 février 2009 – 13h23 / 13h29

Vient l’effacement
Présence surgie
Comme le versement de la nuit
À l’altérité

Dès que serre la mort
Le soulèvement rejoint
Où la terre fait des plis
Jusqu’à l’arbre de Judée

La remontée du canal
Précipite vers le jour
La rencontre à l’inouï
Dont le ciel roux éclaire les eaux